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Violences non physiques

Pour vous aider dans votre choix, vous trouverez ci-dessous des extraits de dialogues illustrants chacune des propositions. j'ai ajouté quelques mots tant pour situer la scène que pour préciser le ton et les expressions corporelles des personnages.

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Rejet du bébé de Bette et Tina par Melwin Porter (s1 ép5 Légalisation - Lawfully)

Les trois convives s’installent à table. Melvin semble détendu, content de dîner avec sa fille, sans se départir pour autant de son attitude condescendante, toujours à la limite du mépris, quant à la place exact de « Melle Kennard ». Bette, un peu lâchement il faut le reconnaître, demande à Tina d’annoncer elle-même la grande nouvelle à Melvin. Tina, un instant surprise et désarçonnée, estimant sans doute qu’il reviendrait plutôt à Bette de le faire, plaque un sourire sur ses lèvres et se lance, heureuse malgré tout de partager son bonheur tout neuf.

 

  • Tina : Bette et moi attendons un bébé.
  • Bette (souriante mais néanmoins un peu tendue) : Nous attendons un bébé.
  • Melvin (dont le visage s’est instantanément fermé) : Je ne saisi pas. Je regrette.
  • Tina (s’efforçant toujours d’être souriante) : Je suis enceinte !
  • Melvin (de plus en plus mal aimable): Et je suppose que ça vous réjouit.
  • Bette (interloquée) : Quoi ?
  • Tina : Bien sûr !!!
  • Melvin : Visiblement je n’ai pas la bonne réaction ni la bonne réponse.
  • Bette : Et bien… cela fait quelques mois que nous essayons d’avoir cet enfant. Nous y tenons beaucoup.
  • Melvin (toujours sur le même ton méchant) : Je n’étais pas au courant.
  • Bette (avec un sourire crispé) : Maintenant tu l’es, qu’est-ce que tu en penses ?
  • Melvin (à peine plus radouci): Je ne sais pas. Cet enfant… si je comprends bien, tu comptes l’élever avec Melle Kennard ?
  • Bette (essayant de garder le sourire) : Nous sommes un couple… nous avons envie de fonder une famille.
  • Melvin (grimaçant) : Si vous êtes heureuses alors ma foi…
  • Bette (commençant à s’énerver) : Et toi, tu ne l’es pas ? Maintenant tu vas avoir un autre petit-enfant…
  • Melvin (le visage mauvais et le ton dur) : Mais c’est biologiquement impossible. A moins d’une révolution médicale qui aurait eu lieu à mon insu, les chances que cet enfant puisse devenir mon petit-fils sont inexistantes. Cependant, je suis heureux si c’est ce que tu voulais dans l’amitié que tu portes à Melle Kennard. Mais tu ne peux raisonnablement pas me demander de participer à cette fiction de ta création.

Tina, même si elle s’attendait un ce type de réaction de la part de Melvin, est écœurée et abasourdie par le cynisme de ses propos. Toutefois, sentant Bette terriblement atteinte sur le point de pleurer, elle garde son calme et tente d’expliquer, de justifier :

  • Tina : Pour en arriver où nous en sommes, il nous a fallu nous battre. En réalité, nous tenions à ce que cet enfant nous ressemble et ce malgré les contraintes biologiques. On a donc choisi un donneur afro-américain, de sorte que lorsque nous poserons notre regard sur lui et que vous regarderez vous aussi cet enfant, celui-ci aura un visage familier.
  • Melvin : Si je comprends bien, le père est noir.
  • Bette : Le donneur oui, il est afro-américain, c’est un artiste.
  • Melvin (méprisant,  prêt à exploser de colère) : Un afro-américain… Tu penses que je vais me sentir plus proche de cet enfant à cause de ça ? Parce que tous les noirs se sentent liés au nom du fait que dans notre sang coule celui de nos ancêtres africains qui jouaient du tam-tam dans la brousse ? Je trouve cela absurde. Bette, toi qui as reçu une bonne éducation, tu peux me dire où se trouve la logique dans tout ça ?

Tina n’en supportera pas davantage. La rigidité monstrueuse de Melvin, sa manière  humiliante de traiter Bette qui  n’est plus qu’une petite fille face à son père, ont raison de sa bienveillance et de sa gentillesse naturelles : prétextant ne pas se sentir très bien (et ce n’est sûrement pas qu’un prétexte, il y a vraiment de quoi !) elle se lève et s’en va, laissant Bette faire face à son père, lequel, la discussion autour du futur bébé évacuée, redevient aimable… comme si la scène n’avait jamais eu lieu…

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Réaction des parents de Dana à son coming out (s1 ép8 Lucidité – Listen up)

Alice a convaincu Dana de révéler son homosexualité à ses parents. Toujours sur le conseil d’Alice, Dana se jette à l’eau lors d’une cérémonie de remise à sa maman d’un prix pour une œuvre de bienfaisance, espérant que cet évènement guindé et festif s’ajoutant au fait d’être en public amènera M. et Mme Ferbanks à un peu de générosité et de mansuétude. A la fin de la cérémonie, Dana et ses parents discutent ensemble assis à une table. Soudain…

 

  • Dana : Non maman, s’il te plaît…

La mère se lève brutalement et s’en va. Dana essaie de la retenir.

  • Dana : Maman… Maman, tu n’y es pour rien, je te le promets.

Le père se lève à son tour.

  • Dana : Papa, ce n’est pas du tout ce que tu crois, je t’en prie, laisse-moi t’expliquer…
  • Irwin Ferbanks : Je crois que c’est suffisamment clair.
  • […]

M. et Mme Ferbanks sont déjà montés dans leur voiture qui commence à rouler. Une nouvelle fois, tout en faisant le tour du véhicule au risque d’être heurtée, Dana tente de les retenir :

  • Dana : Maman, papa, attendez ! Attendez… Attendez…

Elle se poste à la portière du côté de sa mère et frappe à la vitre afin que celle-ci l’ouvre.

  • Dana : Maman… Je vous prie de m’excuser, je ne voulais pas vous faire de peine.
  • Sharon Ferbanks (regardant sa fille durement) : On peut très bien avoir des sentiments pour ses copines sans pour autant passer à l’acte.

Et elle détourne la tête, referme la fenêtre tandis que la voiture démarre, abandonnant sans un autre regard une Dana en pleurs.

Souvenons-nous que la même Sharon, alors adolescente, très attirée par une camarade, a tenté de l’embrasser et que celle-ci, l’a repoussée avec dégoût…

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La haine et le venin de l’horrible Fae Buckley lors du débat avec Bette à propos de l’exposition « Provocations » (s1 ép 10 Luttes - Liberally)

 

Bette et Fae Buckley, qui est à la tête d’un mouvement de fanatiques religieux, sont installées dans un studio de télévision pour débattre devant les caméras, sous l’arbitrage d’un journaliste, à propos de l’exposition « Provocations » qui porte terriblement bien son nom. Très rapidement, Fae attaque Bette sur son homosexualité et sa prétendue « immoralité ».

 

  • Journaliste (s’adressant à Bette) : Avez-vous le sentiment de trahir la confiance du public ?
  • Bette : Oh non, au contraire, je pense faire confiance au public. De quel droit est-ce que je déciderais de ce qu’il peut ou ne peut pas voir ? Je n’ai pas plus le droit que Mme Buckley de décider pour vous de ce qui va vous ouvrir l’esprit ou éveiller votre curiosité.
  • Fae Buckley : Oh ! Elle recommence avec son discours soi-disant libéral. Ce n’est que de la pure mauvaise foi, pour promouvoir son exposition en toute tranquillité et décliner toute responsabilité quant aux agissements immoraux qu’elle ne cesse d’encourager.
  • Bette : Mais l’art est fait pour être perçu et ensuite interprété. Il n’est pas là pour défendre un comportement quel qu’il soit…
  • Fae Buckley (lui coupant la parole) : Comment pouvez-vous dire que vous ne défendez aucun comportement ? Votre unique objectif est de faire apparaître votre style de vie comme tout à fait normal. Vous espérez amener plus de gens à l’essayer !
  • Bette : Ecoutez, si j’avais l’intention de convertir plus de gens à mon style de vie comme vous semblez le penser Mme Buckley, est-ce que vous croyez vraiment que je le ferais en montrant des hommes qui se flagellent et qui se ligotent les testicules ? Ces images me mettent moi aussi tellement mal à l’aise que j’ai du mal à les regarder. Alors je doute qu’elles puissent inciter des femmes à devenir lesbiennes.
  • […]
  • Bette : Les gens ne sont pas assez responsables pour décider par eux-mêmes d’aller ou non voir une exposition autant controversée ?
  • Journaliste : Que souhaitez-vous répondre à cela Mme Buckley ?
  • Fae Buckley : Melle Porter est une femme très intelligente n’est-ce pas ? Elle se croit assez intelligente pour nous amener à croire que les obscénités ne sont pas des obscénités, que le blasphème n’est pas du blasphème et que la pornographie n’est pas de la pornographie. Mais toutes ces œuvres parlent d’elles-mêmes. Et quels que soient les efforts que vous fassiez pour les défendre avec vos grands mots, vos belles phrases et votre logique perverse, ce n’est rien d’autre qu’une laide, écœurante, répugnante et atroce pornographie. Vous êtes… une pornographe.

Touchée et un instant déstabilisée autant par le contenu des propos que par le ton haineux, Bette réussit à se reprendre :

  • Bette : Je comprends tout à fait pourquoi Mme Buckley est révoltée par la pornographie. Je suis sincère. C’est vrai, c’est brutal, en particulier lorsque ça touche des enfants ou des adolescentes qui se font piéger, qui se font exploiter tout cela parce qu’ils ont fuit quelque chose. Des enfants qui ont manqué d’amour et dont on a abusé. Ca doit être absolument horrible d’avoir une vie de famille aussi désespérée. Et il y a une énorme différence entre de l’art complexe et assez provocateur et la tragédie de la pornographie.
  • Fae Buckley : Bette, est-ce que vous croyez en Dieu ?
  • Bette : Je ne vois pas en quoi…
  • Fae Buckley (lui coupant à nouveau la parole) : Parce que si vous étiez croyante ce serait plus simple. Parce que Dieu a déjà fait la part des choses. Oui, il a déjà fait le tri afin de nous simplifier la vie. La foi rend les choses qui peuvent nous paraître compliquées beaucoup plus simples et évidentes.
  • Bette : Dieu est justement le…
  • Fae Buckley : La Bible condamne l’homosexualité. C’est la raison pour laquelle Dieu a décidé de rappeler à lui l’enfant que portait votre compagne lesbienne. Et c’est une bonne chose. Aujourd’hui, cet enfant est auprès de lui. Et grâce à lui, il n’aura pas à souffrir de la honte qu’il aurait pu avoir à subir un jour si par malheur… s’il avait dû partager votre vie de dépravée !
  • Bette (sidérée, effondrée, anéantie, en larmes) : Monstre !

Bette a « gagné » le débat mais à quel prix…

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Le médecin qui refuse de donner des nouvelles de Dana à Lara, sa compagne, après son opération car « la loi ne [lui] permet de dévoiler des informations médicales qu’à la famille proche ». (s3 ép6 Lymphome – Lifesize)

 

 

Dana vient d’être opérée, le chirurgien revient vers Lara qui est restée à attendre à l’hôpital durant toute l’intervention.

 

 

  • Lara : Docteur Shapiro, comment va-t-elle ?
  • Docteur : Elle est en salle de réveil.
  • Lara : Est-ce que tout va bien ?
  • Docteur (embarrassé) : Je crains de ne pouvoir vous donner aucune information.
  • Lara : Mais de quoi est-ce que vous parlez ? Pourquoi ?
  • Docteur (toujours mal à l’aise) : Parce que vous n’êtes pas un membre de sa famille.
  • Lara : Je suis sa compagne ! C’est elle qui vous l’a dit tout à l’heure…
  • Docteur : Malheureusement la loi ne me permet de dévoiler des informations médicales qu’à la famille proche. Vous savez où joindre ses parents ?

Le ciel tombe sur la tête de Lara devant cette attitude aussi choquante qu’inattendue. Ne connaissant pas les coordonnées des parents de Dana, elle se résigne à appeler Alice qui, elle, les a. Elle lui révèle par la même occasion la gravité de la maladie que Dana a voulu cacher à ses amies.

Sharon et Irwin Ferbanks, les parents de Dana, arrivent, le médecin les invite à le suivre auprès de leur fille. Sharon s’adresse alors à Lara :

  • Sharon : Vous pouvez partir maintenant, nous prenons le relai. Merci.

Dans la chambre Dana, encore un peu dans le cirage, demande à ses parents :

  • Dana : Où est Lara ?
  • Irwin : Elle est partie.
  • Dana : Ah bon ? Mais pourquoi elle est partie ?
  • Sharon : Dana, c’est nous qui sommes ta famille, chérie.

Alice arrive à son tour à l’hôpital. Avec Lara qui n’est évidement pas partie, elles rencontrent dans le couloir les parents de Dana qui quittent leur fille.

  • Irwin : Vous devriez rentrer chez vous l’une et l’autre, vous ne pouvez rien faire de plus ici.

Alice, interloquée et révoltée par l’étroitesse d’esprit des parents, leur refus d’accepter l’homosexualité de leur fille, ose intervenir :

  • Alice : Pardon mais… je pense que Dana aimerait avoir Lara auprès d’elle.
  • Sharon : Alice, Dana est gravement malade, il faut qu’elle se repose.
  • Alice : Ecoutez… Je n’ose pas imaginer une minute ce que vous êtes en train de vivre mais… Lara est la compagne de Dana. C’est une chose qu’il faut respecter. Elle aime énormément votre fille. Je suis navrée mais Dana a besoin d’elle.

Les parents ne répondent rien et les deux jeunes femmes peuvent enfin se rendre au chevet de leur amie.

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Réaction de la sœur et du père de Moira/Max à la mort de sa mère. (s4 ép10  Lippé - Little Boy Blue)

 

 

Scène 1 : Moira/Max, accompagné de Grace, se retrouve dans la maison familiale où sont réunis Bon Sweeney, son père et Meggie et Sioban, ses deux sœurs.

 

 

  • Max : Je viens rendre un dernier hommage.
  • Bon (agressivement) : Tu as perdu la tête ? Tu t’enfuis… et tu réapparais comme ça, une fois qu’elle est morte !
  • Meggie : Papa arrête !
  • Sioban : Franchement, tu me dégoûtes.
  • Meggie : Ferme-la Sioban.
  • Bon : Tu me fais honte. Tu salis la mémoire de ta pauvre mère.
  • Sioban : Vas-t-en et emmène ta copine Moira.
  • Max : Ouais.
  • Sioban (d’une voix douce et froide) : Maman m’a dit sur son lit de mort que ça aurait été mieux si tu étais née garçon. Mais regarde toi maintenant, tu es un monstre ! Heureusement qu’elle n’est plus là pour voir ça.

Scène 2 : Max et Grace ont regagné leur hôtel et préparent leurs valises. Le père de Max vient frapper à la porte. Le ton est embarrassé mais dépourvu de haine cette fois. Manifestement déchiré entre ses préjugés, sa volonté de respecter les souhaits de son épouse défunte et l’amour qui lui reste malgré tout pour son enfant, le père essaie de surmonter sa répulsion de ce qu’est devenue sa fille. Grace sort et les laisse en tête à tête.

  • Bon : Ce que Siodan t’a dit aujourd’hui… Chaque fois qu’on discutait de toi avec ta pauvre mère, on finissait par s’engueuler tous les deux. Au bout d’un moment, on a fini par ne plus parler de toi. Franchement, j’ignorais que le sujet était aussi sensible pour elle. J’avais pas du tout l’idée…
  • Max : Je veux dire adieu à maman. Et j’aimerais rester pour l’enterrement.
  • Bon  : La veillée est prévue demain à la maison. Tu peux passer avec ton amie.

Toute cette scène se déroule sans que les deux personnages n’osent se toucher. Tout deux baissent la tête sans quasiment jamais regarder l’autre et c’est tout juste si leurs yeux se croisent deux ou trois fois.

Scène 3 : Lors de la veillée, Moira/Max en costume d’homme et cravate, se tient aux côté de son père lorsque Connie, une amie de la famille s’approche.

  • Bon : Voici Max…

Max sourit discrètement, heureux de cette reconnaissance publique de la part de son père, tandis qu’en entendant ce prénom le regard de la femme change, se fait dur, méchant, scandalisé. Le père, sans regarder ni Max ni Connie, enchaine, gêné :

  • Bon : …le fils du cousin de Fiona (la défunte), il vit en Californie.

Max, le regard lourd de dépit et de chagrin, salue Connie puis commence à s’écarter, alors même qu’un autre invité interroge le père :

  • Invité : Pas de nouvelle de votre autre fille, Moira ?
  • Bon : Non…

Scène 4 : Max et son père sont seuls :

  • Bon : Je croyais que tu étais là pour assister à l’enterrement.
  • Max : Je suis venu pour lui rendre un dernier hommage. Quand j’ai vu la réaction de Connie j’ai… j’ai compris que demain était la journée de maman et pas la mienne. J’ai vraiment pas envie d’être le centre d’intérêt le jour de ses obsèques.
  • Bon : Je ne sais pas quoi te dire. Je suis désolé, je ne peux pas raconter à tout le monde qui tu es en réalité.
  • Max : C’est pas la peine papa, je sais qui je suis. Je suis Max Sweeney, autrefois Moira la fille de Bon et de Fiona.

Max assistera finalement aux obsèques de sa mère au cimetière… seul… de loin… en cachette derrière un arbre, sans être vu de personne hormis son père. Max tournera les talons et quittera les lieux juste après que le regard de son père ait enfin croisé le sien, alors que celui-ci vient de bénir le cercueil de sa femme qui n’est pas encore portée en terre...

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Procès en renvoi de l’armée de Tasha pour « conduite homosexuelle flagrante » (ép 503, et 509)

 

La préparation du procès : Tasha rencontre son avocat le capitaine Curtis Beech. Ils se connaissent déjà, s’estiment et entretiennent d’excellents rapports… jusqu’à ce que Beech apprenne la nature exacte de ce qui est reproché à Tasha… Contraint et forcé, il consent à examiner les allégations portées contre Tasha.

 

  • Beech : […] de telles accusations sont pratiquement impossibles à réfuter. Principalement parce qu’elles s’avèrent souvent exactes. Et une fois que ça se sait, l’armée ne veut plus de vous dans ses effectifs. Ce qui est compréhensible, vous ne croyez pas ?
  • […]
  • Beech : Il y a une autre allégation qui affirme que vous avez fait bénéficier une femme de votre unité, Anita Martinez, d’un traitement préférentiel lors d’une reclassification professionnelle parce que vous aviez une liaison.
  • […]
  • Beech : Voilà ce que disent les allégations. Elles ne sortent pas de nulle part. Il y a des faits sur lesquelles elles s’appuient. Et si elles sont fausses, vous allez devoir le prouver. C’est comme ça que ça marche, que ça vous plaise ou non.
  • […]
  • Tasha : La femme de Jack Brown vient juste d’avoir un bébé. Il a demandé à être reclassé en MOS 42A pour pouvoir rester avec eux. Mais Brown est un gros flemmard. Il n’a pas eu la moyenne aux tests d’aptitude à l’école des officiers et il n’a aucune qualification spéciale en ressources humaines. En revanche Martinez en a. Elle a obtenu deux mentions et s’est classée dans les dix premiers aux cours des tests d’aptitude. Elle est disciplinée et elle travaille dur. Et je ne l’ai jamais touchée, excepté pour la réconforter quand elle a appris qu’elle allait devoir quitter son fils quand on a su que notre unité allait être redéployée.
  • Beech : Et pour le faire vous l’avez prise dans vos bras ?
  • Tasha : Est-ce que c’est un motif d’exclusion ?
  • Beech : Sans doute pas si on ne vous avait pas vue main dans la main avec une autre fille.
  • Tasha : Je veux rester dans l’armée.
  • Beech : Fallait y penser avant de décider de devenir lesbienne. Vous savez quoi ? Je retire ce que j’ai dit, je vais partir du principe que vous n’êtes pas lesbienne parce que c’est ce que nous allons devoir prouver si vous voulez gagner.
  • Tasha : Je vais clarifier les choses Beech. Je n’ai pas décidé de devenir lesbienne… mais j’ai décidé de m’engager dans l’armée. Je suis sortie 2ème de l’école des officiers de réserve. J’ai reçu une étoile de bronze qui porte un V pour valeur pour avoir sauvé la vie de trois américains et de deux irakiens au cours d’un attentat à la bombe à Tal Afar. J’ai vu mon sergent de section Robert Ganz se tenir littéralement les tripes après une attaque de mortier. Lui aussi je l’ai pris dans mes bras où il est mort. Et ce n’était pas non plus une étreinte amoureuse. Je crois en la démocratie américaine et je suis prête à me battre et à donner ma vie pour mon pays. Vous croyez vraiment que je n’ai pas ma place dans l’armée ?
  • Beech (un peu sonné ébranlé tout de même par le laïus de Tasha) : Très bien, voilà ce que j’espère Williams. J’espère que cette fille sur le parking est en fait votre plus proche cousine et que vous avez eues une violente dispute sur le fait de placer ou non votre grand-mère en maison de retraite. C’est bien ce qui s’est passé, n’est-ce pas ?

Par la suite, le capitaine Beech reviendra à de meilleurs sentiments et défendra de son mieux Tasha.

 

 

Le procès. L’accusation est portée par le colonel Gillian Davis, une procureur redoutable et redoutée.

 

 

  • Davis : Le code concernant la conduite des militaires est très clair. Les règles sont établies afin de maintenir l’ordre et la discipline. Nous avons pour devoir de faire en sorte que ces règles soient appliquées. Nous soupçonnons le capitaine Williams d’avoir commis des actes homosexuels en service. Et si les preuves que nous allons présenter aujourd’hui devant vous confirment ces soupçons, le gouvernement recommandera que le capitaine Williams soit renvoyée du service de la Garde Nationale de l’Armée des Etats Unis. Merci.

Alice est appelée comme témoin de l’accusation et est interrogée par le colonel Davis.

  • Davis : Avez-vous eu des relations sexuelles avec le capitaine Williams ?

Alice, qui comme tout témoin a dû jurer « sur la bible » de dire la vérité, prend son temps avant de répondre.

  • Alice : Vous savez quoi ? Tout ça c’est… tout ça c’est des conneries. C’est une foutue chasse aux sorcières. En fait, vous essayez de prouver que Tasha est lesbienne parce qu’elle fréquente quelqu’un comme moi ? Avec une preuve bidon inventée de toute pièce ? Désolée mais je pourrais facilement dire aussi que je pense que vous êtes lesbienne colonel Davis, que vous avez une propension à avoir des comportements homosexuels à cause de la façon dont vous m’avez regardée dans le couloir hier.
  • Davis : Maintenant ça suffit Melle Pieszecki.
  • Alice : Si tout ce que j’ai à faire c’est de prouver que vous connaissez une lesbienne, une seule lesbienne, et qu’il est possible que vous ayez dîné avec elle ? Je parie qu’il n’y a pas beaucoup de femmes portant cet uniforme qui ont mangé avec une lesbienne un jour ou l’autre.
  • […]

Déconcertée, piégée et mise à mal par l’intervention explosive et décapante d’Alice, le colonel Davis obtient une suspension d’audience afin de reprendre à la fois ses esprits et la main, après avoir négocié une porte de sortie avec une Alice qui n’en revient pas.

Le procès reprend, c’est au tour de Tasha d’être interrogée par le colonel Davis. Celle-ci, suite à la déposition d'Alice qui l'a quasiment accusée d'être elle-même lesbienne, a discrètement opéré un revirement de position et changé l'orientation de ses questions.

  • Davis : La rumeur raconte que vous avez tout fait pour protéger l’officier Martinez car vous espériez une relation plus… plus intime avec elle.
  • Tasha : Non. C’est entièrement faux. J’ai recommandé l’officier Martinez pour ce reclassement parce qu’elle avait les meilleures états de service, elle a reçu deux décorations, elle est disciplinée et très courageuse. Brown n’était pas qualifié Madame.
  • Davis : Est-ce que vous pensez que Brown a porté ces accusations contre vous en représailles ?
  • Tasha : Oui, c’est ce que je pense Madame.
  • Davis : Est-ce que l’armée représente les idéaux et la morale qui régissent votre vie ?
  • Tasha : Oui, absolument Madame.
  • Davis : Vous êtes au courant capitaine que nos services armés recherchent des officiers qualifiés et très dévoués en particulier sur les zones de combat ?
  • Tasha : Je suis au courant Madame.
  • Davis : Etes-vous d’accord sur le fait que le code de conduite militaire doit être strictement respecté à tout instant ?
  • Tasha : Je l’ai toujours fait… Jusqu’à aujourd’hui.
  • Davis (totalement surprise) : Je vous demande pardon ?

Tasha marque une pause puis…

  • Tasha : Une des premières choses que l’on attend de nous lorsque nous allons combattre, c’est de nous préparer à être séparé de toutes les personnes que nous aimons. C’est ce que nous leur demandons. On leur demande de nous laisser combattre pour défendre leur liberté et peut-être de ne jamais nous revoir. Et quand on rentre chez nous, on s’estime béni des dieux. Ca me semble bizarre aujourd’hui de voir que ma propre liberté va peut-être m’être refusée dans mon propre pays. Ca me fait bizarre de voir la personne que j’aime être interrogée comme une criminelle alors qu’elle n’a rien fait.
  • Davis : La personne que vous aimez ? A quelle personne faites-vous référence capitaine Williams ?
  • Tasha : A Alice Pieszecki colonel !

Et Tasha sera évidemment renvoyée de l’armée… Sa droiture, son aversion pour le mensonge l’ont perdue. Sans ses dernières déclarations, elle avait finalement de bonnes chances de conserver son poste, son grade, son métier, la vie qu’elle s’était choisie…

 



Ecrit par juju93 
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quimper, Hier à 19:12

Il n'est pas nécessaire de connaitre la série pour participer. Vous devez simplement faire travailler vos petites cellules grises.

quimper, Hier à 19:13

Oups, pas le bon détectives. Désolé ! Mais on vous attends nombreux sur le quartier

sanct08, Hier à 21:20

Hello, venez découvrir les résultats de la finale de l'animation sur Le Caméléon :=)

bloom74, Aujourd'hui à 13:22

Il vous reste tout ce mardi pour venir participer à la SuperBattle sur le quartier The Boys. Venez nombreux. Merci.

mamynicky, Aujourd'hui à 17:00

'Jour les 'tits loups ! Monk vous attend avec un nouveau sondage. Venez nous parler de vos phobies sur le forum.

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